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Une question sur la vitesse et certitude d'effet du confinement. Comment savoir?

 

(in English below. When you start to understand what you're reading, that's the English part).

 

 

 

F : 

 

Hier, j'ai reçu une bonne question.

Elle a été proposé après un examen de graphiques comme celui-ci:

 

Nouveau cas - 23 mars

Voici le même graphique avec la nouvelle valeur d'aujourd'hui.

Si les données d'hier soulevaient une question, qu'en est-il aujourd'hui?

 

Nouveaux cas en Belgique - 24 mars 2020

 

L'effet observé sur le graphique reflète les données de SPF Santé publique. Il est important de dire que ce sont leurs données, non modifiées. Un autre concept important est lié à la question: qui testons-nous? Puisque "un cas" est plus précisément "un test positif", pourquoi est-ce important? Le virus infecte aussi, bien sûr, les personnes qui ne sont pas testées que ceux avec un résultat positif. Ils ne font donc pas partie de l'échantillon quotidien du SPF Santé publique. Acceptons donc que les données reflètent 1 / 8ème à 1 / 10ème du total réel de la population infectée. Nous acceptons également qu'il s'agit d'un échantillon du groupe plus large, mais large assez pour être de valeur. Il ne faut pas oublier que l'échantillon n'est pas tous les cas d'infection. Mais il ne faut pas sous-estimer sa valeur.


La croissance virale, et sa transmission lorsqu'elle est sans opposition, et comme vous l'avez entendu, est exponentielle, augmentant géométriquement, et non le long d'une ligne droite. D'autres choses dans la nature (et la finance) se développent de cette façon. Ainsi, prendre toutes les données telles que rapportées, jour après jour, permet de calculer un taux de croissance d'un jour à l'autre. Cela varie. Il a une valeur moyenne et un écart type pour cette croissance. Les deux peuvent être calculés.

 

 

Hier, la diminution observée ( et bienvenue ) dans les données graphiques était associée à une augmentation moyenne de 1,327 ± 0,557 cas totaux par jour, mesuré depuis début mars. À ce jour, le 2 mars, 8 cas au total cumulés, et présenté par SPF Santé publique. Cette croissance de 1,327 peut sembler petit, mais elle est puissante car elle est cummulée sur le résultat précédent. Jours après jour.

 

Le changement du 22 au 23 mars a connu une augmentation de 0,584. Une petite augmentation, quoique inférieure au chiffre moyen donné ci-dessus. Ce changement n'était associé qu'à environ 7 à 10 chances sur 100 essais, d'avoir eu lieu par hasard. Donc, probablement réel. Tous ces calculs précis dépendent des données d'entrée fournies, étant de bonnes données. Les «bonnes données» signifient ici qu'elles sont représentatives de la distribution des événements que nous mesurons. Cet événement que nous voulons mesurer est la présence de maladies virales dans la communauté, et pas seulement les tests positifs, comme déjà dit. Les pratiques de test varient énormément dans le monde. Ils varient en Belgique par Région. Bien que cela puisse être regrettable, ce n'est la faute de personne. Nous sommes tous encore sur la partie abrupte de la courbe d'apprentissage pour savoir comment aborder cette maladie efficacement. En Wallonie, moins de labo = moins de tests.

 

Votre question se pose dans ce cadre qui est tout sauf simple.

 

Le tableur ci-dessous indique le nombre de tests effectués par pays, dans le format habituel: tests par million d'habitants. Beaucoup d'approches différentes aux tests. Nous pouvons voir qui sont les plus forts pour faire des tests. Pas toujours en parallel avec la prévalence (cas par million) de la maladie.

Testing per Million, ranked - 23 March

 

Le tableur ci-dessous montre le nombre de tests effectués par pays, mais par rapport à chaque patient récupéré. Combien de tests un pays fait-il pour arriver à 1 patient guéri? Cela varie énormément. Et non, je ne propose pas que les tests guérissent la maladie. Mais ils la découvrent.

 

Tests done per Million to Recovered Ratio - 23 March

 

S'il existe ici un lien avec notre sujet actuel, c'est qu'il sera très difficile de séparer les effets de l'éloignement social, l'hygiène, etc., de l'impact des approches aux tests, pour choisir un exemple. 

Plus de Police en rue, plus on découvre des crimes. (Non, je n'ai pas dit, commit par la Police!)

Plus de tests, plus de COVID-19. Et cela à un effet sur les résultats présentés par SPF Santé publique chaque jour.


Lorsque nous appliquons tout cela au résultat d'aujourd'hui (voir le graphique), notre première réaction pourrait être: la courbe n'est pas descendue plus loin. Deuxième réaction: elle n'est pas remontée aussi haut qu'il y a quelques jours. "Alors, c'est mieux?" Mais est-ce dû à toutes les mesures sociales ou pas?

 

Il convient également de rappeler ici une expression que ceux qui traitent avec les nombres utilisent: «Garbage In, Garbage Out». (Ordures en entrant. Ordures en sortant). Cela ne doit pas être pris comme une insulte. C'est juste un fait. Parfois, des choses étranges arrivent aux chiffres. Et personne ne le remarque. Donc, tous les calculs et statistiques du monde ne peuvent pas vous donner un bon résultat si les données d'entrée sont erronées. Sont-ils défectueux ici? Ou un peu défectueux? Je ne sais pas. C'est à SPF Santé publique de poursuivre rapidement et de prendre les mesures nécessaires si indiqué.

 

Si les résultats et ces courbes deviennent subitement bizarre, cela ne veut pas dire qu'on a plus de s bons chiffres. Peut-être qu'on a simplement pas encore la bonne explication pour comprendre les résultats.


Le calcul du taux de croissance des maladies virales ici, dépend du total cumulé des tests positifs, et non des «nouveaux cas» au jour le jour. Il utilise la modification du nombre total de cas pour calculer une valeur "comme si" pour les nouveaux cas. Et en comparant cela avec cette valeur la veille, donne le taux de croissance. Le taux de croissance actuel de hier à ce jour, est donc de 1,53801.

Est-ce une catastrophe qui s'approche?

 

Mean Growth Factor - 24 mars 2020

 

Comparons ce nouveau taux d'augmentation avec la moyenne et l'écart type d'hier: c'est ce qu'on appelle un test Z (ou Note Z). Sa valeur est ici de 0,37781. Ne vous inquiétez pas du calcul. Il nous indique que cette hausse soudaine se situe à moins de 1 écart-type au-dessus de la moyenne. Quelle est la probabilité que caché quelque part dans cela, un fait important?

 

Une valeur de probabilité, p, serait utile. C'est p = 0,352678. Donc? Il y a 35 chances sur 100 que toute cette impression d'augmentation (ou de diminution) évidente ne soit que cela: une impression.

 

Une application moins gênante mais très utile du calcul du taux de croissance consiste à voir quand toutes les ressources disponibles seront épuisées: Comme les lits d'hôpitaux et aux soins intensifs. Aujourd'hui, ça va encore. Les hôpitaux sont à 1,35% de la pleine capacité et lits de soins intensifs à 12,2% de la capacité également. ... ça va encore. Mais l'intuition est un mauvais estimateur de l'intérêt composé comme de la croissance virale et sa transmission dans le peuple. L'intuition dans cette situation a tendance à nous placer loins à l'arrière du peloton dans cette course contre la montre. Bien sûr, si les mesures sociales fonctionnent, cette course peut être abandonnée, peu importe notre retard et position à la fin.

 

Il est donc préférable de comparer le taux de croissance au fil du temps. Je publie les données réelles de SPF Santé publique ici, car les gens aiment les voir. (Au moins quelques âmes dévouées, il me semble!). Mais, comme votre question l'a prouvé, elle n'apporte pas toujours de la clarté à notre situation. Et tenez plutôt à regarder davantage l'évolution du nombre total des cas, plutôt que les nouveaux cas, jour après jour.

 

Déposons un peu notre calculatrice, et parlons de cette nuisance de virus.

La maladie virale que nous appelons COVID-19 a une période d'incubation, en moyenne, de 5,1 jours. Cela signifie que lorsqu'une personne devient contaminée par ce virus, il faudra en moyenne 5,1 jours avant que cette personne ne commence à tomber malade.

 

Les types médicaux aiment toujours publier des exceptions, devenant ainsi célèbres mais généralement pas riches. Cette période d'incubation pourrait donc être de 14 jours. (D'où vient sa période de quarantaine). Pourrait même aller jusqu'à 27 jours. Mais c'est très, très rare. Donc: 5 jours.

 

Beaucoup de données existe déjà pour le prouver. Pas seulement un résumé général sur la «maladie virale», mais sur ce virus: SAR-CoV 2. Au cours de l'incubation, selon toute vraisemblance, d'autant plus que l'on se rapproche du cinquième jour, le plus faclement que l'on le transmet involontairement à toute personnes disponibles pour le recevoir. Et par personne infectée, c'est une valeur de R0 = 2,3, qui en français veut dire la personne risque d'infecter 2,3 personnes. Je ne sais pas à quoi ressemble trois dixième d'une personne, mais passons. Pour la grippe, c'est 1,3 = beaucoup moins transmissible ou infectieux que notre nouvelle connaissance, coronavirus.

 

Nous voici donc tous enfermés. Prisonniers du virus.

 

Mais ce pauvre petit virus a un problème. S'il ne parvient pas à trouver la personne suivante à infecter d'ici 5 jours (en moyenne), il va simplement mourir et disparaître. Et là, vous venez d'apprendre un principe clé qui guide tout ce que nous faisons maintenant, avec nos nouvelles habitudes.

 

Les mesures d'isolement, draconiennes et moins, sont basées sur cela. 5 jours.

 

Et maintenant, enfin, pour répondre à votre question.

Une augmentation du nombre total de cas viraux après le début de ces mesures d'isolement doit signifier qu'elles n'ont pas fonctionnées. Pour mieux dire :  Elles n'ont pas encore fonctionnées.

 

Je pense que sauter sur une légère baisse de ces cas est motivé par un espoir, que je comprends et sympathise avec. Mais l'annoncer comme tel, n'est pas seulement une erreur d'un point de vue statistique, mais d'un point de vue médical et de santé publique. Cela risque d'amener des gens, dont beaucoup en ont déjà assez de leur privation de liberté, à sortir et à célébrer avec des amis.

 

Je pense que ce serait prématuré. Le virus infecte également en grappes ou bandes. Voilà le problème en Italie. Des grappes ("clusters" en anglais) dans une population âgée (5e plus âgée mondialement).

 

La mesure dans laquelle les efforts mis en œuvre que vous avez mentionnés seront efficaces dépendra également de leur mise en place là où il y a actuellement plus ou moins de regroupement des cas viraux: des défis plus grands et parfois plus petits pour l'encourager à disparaître, pendant qu'il est occupé à chercher sa prochaine habitation.


Pour placer ces données ici à Stavelot et les utiliser pour répondre à la question que vous avez posée, il est sage de commencer par regarder plus loins dans le monde. Cela enseigne aujourd'hui, le 24 mars, que malheureusement les malades actifs de cette maladie continuent d'augmenter dans le monde (16,6% depuis hier). Si la Belgique pouvait déjà être le maître de ce virus, ce serait formidable. Regardons autour de nous et voyons si cette idée est soutenue ou pas aujourd'hui.


Mais n'oublions pas non plus de noter que ceux qui sont guéris de COVID-19 continuent également d'augmenter chaque jour, mais éclipsés par l'augmentation des cas actifs. N'oublions pas que là où cela a commencé en Chine, 89,9% se sont à ce jour, rétablis. Abandonnez l'idée qu'ils inventent ces chiffres.

 

Ne gaspillez pas d'énergie émotionnelle dans un reportage qui pointe dans une direction inutile vers un rapport anecdotique d'une catastrophe potentielle que personne n'avait anticipée. Les médias font ce qu'ils font le mieux, et de pire: mais il continue de vendre et de coopter votre attention dans des petites fenêtres qu'ils savent tout le monde regarde. Arrêtons de faire ça.

 

Les Chinois ont fait un excellent travail pour documenter comment tout cela s'est comporté dans leur pays. Nous devons apprendre de cela et l'appliquer. Il n'y a pas de temps pour réinventer la roue anti-COVID-19.

 

Certains diront: "Oui, mais moi et mes voisins ne seront tout simplement pas séparés de nos familles et placés dans des camps comme des réfugiés. Nous ne le ferons tout simplement pas."

Ensuite, ceux qui nous donneront des directives devront trouver un moyen de le faire mieux. Dans un style Belge, si cela vous plaît.

 

Alors, qu'est-ce qu'une personne raisonnable va faire? Eh bien, n'entrez pas en contact avec le virus.


Une réponse aussi simple que compliquée. Qu'il devienne ce virus, et pas triste à dire, un virus sans-abri. Un V.S.D.
Si jamais j'ai un peu plus de temps (imaginez: être à la retraite et ne pas avoir assez de temps?), Je vais essayer de contribuer ici à résumer ces mesures. Donner des suggestions et des rappels quotidiens si essentiels au développement de nouvelles habitudes anti-virales. Vous en avez déjà vu et entendu la majorité.


Avez-vous déjà pensé que vous développeriez un intérêt à vous parler (par téléphone ou par e-mail, mais pas en personne) de la durée de vie du virus SAR-CoV 2 sur les surfaces de votre maison? Eh bien, nous y voilà.

Á apprendre et mémoriser, notre leçon de science pour cette journée.


Ou au lieu de cela, peut-être abandonner toutes ces mesures d'isolement gênantes, et laisser le virus rendre tout le monde malade et en finir avec ça? Comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni se sont lancés à faire ces derniers jours. Je ne suis pas assez épidémiologiste pour y répondre utilement sur leurs décisions. Ce ne serait pas mon prochain choix.


Alors ici sur ce site, je vais essayer de fournir chaque jour des mises à jour du taux de croissance.

 

Sans tous ces mots. Promis.

 

Et nous apprendrons ensemble au fil du temps si notre emprisonnement et notre hygiène obsessionnelle ont aidé ou non. 

Quand sa moyenne descendra constamment en dessous de 1 à 1,5 écart-type en dessous des valeurs ces derniers jours, tout ce séjour à la maison aura valu la peine.

 

J'espère que je suis proche d'une réponse à votre question. Faites le moi savoir ci-dessous.

 

 

------------------

 

N'oubliez pas de répondre à notre questionnaire très court et très rapide.>>>>>

 

 

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(le reste qui suit, en anglais)

 

E : 

 

 

Yesterday, someone asked a good question.

 

It was proposed after a review of graphs like these below: They represent new cases of COVID-19 in Belgium per day, by date. Or more accutately, number of positive tests. 

The numbers have started to jump around a bit. 

 

"Q : Is this due to washing our hands more and closing schools?"

 

Nouveau cas - 23 mars

 

 

Here is the same graph with today's new result (526 new cases) added.

If yesterday's data raised a question, what about today's ?

Nouveaux cas en Belgique - 24 mars 2020

 

 

Here was the question :

"The hygiene measures campaign really started on March 1 and the first isolation measures on March 12 (suspension of classes, in particular) in our country. If the trend shown by your graph is confirmed, can we consider that this is due to their effect, twenty then ten days later?"

 

 

The "effects" seen on these graphs presents the data of FPS Public Health. It's important to say that these are their data, unmodified. Another important concept is related to the question: who are we testing? Since "a case" is more accurately "a positive test," why is that important? The virus of course, is infecting as well, people who aren't being tested. So they are not in the daily sample at FPS Public Health.

So let's accept that the data reflect 1/8th to 1/10th of the actual infected population total. We also accept that it is a sample of the larger group, and so of value. Not to be simply dismissed.


Viral growth, and its transmission when unopposed, and as you have heard, is exponential, increasing geometrically, and not along a straight line. Other things in nature (and finance) grow in this way. So taking all of the data as reported, day after day, allows one to calculate a rate of growth from one day to the next. It varies. Sometimes even a decrease instead of the usual increase. It has a mean value, and a standard deviation for this growth. Both can be calculated.

Certain results obtained, even suggest the possibility of a decline from one day to the next as mentionned.

 

Yesterday, the welcome downturn seen in the graphed data was associated with an average increase of 1,327±0,557 total cases per day. That may seem small but it's powerful because it is compounded on the previous result, day after day. The change from the 22nd to the 23rd of March, had an increase of 0,584. A small increase, though less than the average figure given above. That change was associated with only about 7 to 10 chances in 100 tries, of having happened by chance. So, probably real.

 

All of these precise calculations depend on the entry data provided, being good data. "Good data" here means that it is representative of the distribution of events that we are measuring. That event that we want to be measuring,  is the presence of viral illness in the community, not just positive tests, as already said. Testing practices vary tremendously around the globe. They vary in Belgium. While this may be unfortunate, it's no one's fault. We are all still on the steep part of the learning curve in how to approach this disease effectively. Your question arises in that reality. 

 

The spreadsheet below shows the number of tests done by country, in the usual format: tests per million population. Lots a different approaches to testing. We can see who the leaders are.

 

Testing per Million, ranked - 23 March

 

 

The spreadsheet below shows the number of tests done by country, but relative to each recovered patient. How many tests does a country do to get to 1 recovered patient? It varies tremendously. And no, I am not proposing that testing cures the disease.

 

Tests done per Million to Recovered Ratio - 23 March

 

If there is a link to our current topic, it is that effects of social distancing et cetera, will be very difficult to separate from the impact of approaches to testing.


When we apply all that to today's result (see the graph) our first reaction might be: It didn't go down further. Second reaction: It didn't come back up as high as values a few days ago. So is that better? And is it due to all the social measures or not? 

 

"How would you know?"

One should also remind here of an expression that those who deal with numbers use: "Garbage In, Garbage Out." That is not to be taken as an insult. It is just a fact. Sometimes, strange things happen to the numbers. And nobody notices. So all the calculation and statistics in the world can't give you a good result if the entry data are faulty. Are they faulty here? Or a little faulty? I don't know. That's up to FPS Public Health to quickly pursue and take necessary steps if indicated. 


The calculation of the growth rate for viral illnesses here, depends on the cummulative total of the positive tests, and not the "new cases" day by day. It does use the change in total cases to calculate an "as if" value for new cases. Comparing that with the previous day, gives the growth rate. So today's growth rate is 1,53801. Is that a disaster in the making? Let's compare this new rate of increase with the mean and standard deviation from yesterday: that's called a Z-test. It's value here is 0.3781. Don't worry about the calculation. It tells us that this sudden rise is within 1 standard deviation above the mean.

 

What is the likelihood that hidden somewhere in this, is that this is a very important upturn after all is calculated, said and done? A p-value would help.  It's p = .352678. So? There are 35 chances out of 100 that this whole  impression of obvious increase (or decrease), is just that: an impression. That by convention is not considered a significant result, or a result outside of the average value.

 

A less bothersome but very useful application of the growth rate calculation, is to see when available resources will be all used up. Like hospital and ICU beds. Today, we're still ok. Hospitals at 1.35% of full capacity, and ICU beds at 12.2% of capacity as well. Still ok. But intuition is a bad estimator of compound interest and viral growth. It tends to leave one far behind in this race against time. Of course, if the social mesures work, this race can be abandoned no matter how far behind we were.

 

So comparing the growth rate over time is the way to go. I post the actual data from FPS Public Health, because people like to see it. (At least a few devoted souls, it seems!). But, as your question proved, it doesn't always bring clarity to this situation. And do tend to look more at the evolution in cummulated total cases, then the new cases day by day, as you, very kindly, review these data presented here.

 

Let's put down the calculator and come back to the virus.


The viral illness that we call COVID-19 has an incubation period, on average, of 5.1 days. That means that when a person "gets" the virus, it will be 5.1 days, on average before that person starts to get sick. Medical types always like to publish exceptions, thereby becoming famous but usually not rich. So that incubation period might be 14 days. Might even go up to 27 days. But that is very, very rare. So: 5 days. Lots of data to prove that. Not just a general summary statement about "viral illness," but about this virus: SAR-CoV 2. During this incubation, in all likelihood, especially as one gets closer to the fifth day, one is unwittingly transmitting it to anyone available to receive. 


So here we are, all locked up. Prisoners of the virus. 

But that poor little virus has a problem. If it can't find one next person to infect by 5 days (on average) it's going to just die and go away. And there you have just learned a key principle that guides all that we are now doing, with our new habits.


So isolation measures, draconian and less so, are based on that. 5 days. And now, finally, to answer your question. Seeing a growth in viral total cases after the measures have been initiated must mean that they haven't worked. Careful. They haven't worked yet.


I think that jumping on a slight downwards turn, out of hope I assume, and announcing it as such, is not only an error from a statistical point of view, but from a medical and public health perspective. It risks leading people, many of whom are already fed up with their privation of liberty, to go out and celebrate with friends. 


I think that would be premature. The virus also infects in clusters. That's the problem in Italy. Clusters in an elderly population (5th oldest in the world). So how much the implemented efforts that you mentionned, will be effective, also depends on their being put into place where there is currently more or less clustering of the viral cases: greater and smaller challenges to encourage it to die out while it's busy seeking its next home.


To place these data here in Stavelot, and use them to answer the question you posed, it is wise to first look around the world. That teaches today, 24 March, that unfortunately those Actively Ill with this disease continue to increase around the world (16.6% since yesterday). If Belgium could already be the master of this virus, that would be great. Let's look around us and see if that fits today. 


But let's also not forget to notice that those who recover from COVID-19 also continue to increase each day, but overshadowed by the increase in active cases. Let's not forget to notice that where this began in China, 89.9% have recovered. Drop the idea that they are just making that up. Don't waste emotional energy on a news story that points in a useless direction towards an anecdotal report of a potential catastrophe that no one had anticipated. They are doing what they do worst: but it continues to sell and co-opt your attention in little windows that they know you are looking at. Stop that. 


The Chinese have done an excellent job of documenting how all this behaved in their country. We must learn from that and apply it. There is no time to re-invent the anti-COVID-19 wheel. Some will say: "Yes, but I and my neighbors just aren't going to be separated from our families and put in camps like refugees. We just won't." Then those who give us guidelines will have to find some way to do it better. 

So what's a reasonable person to do? Well, don't come into contact with the virus. 
It's that simple, and also, that complicated. Let it become, not sad to say, a homeless virus.
If I ever get a little more time (imagine: being retired and not having enough time?), I will try to contribute here to summarizing those measures. To give suggestions and daily reminders that are so essential to developing new habits. 


Did you ever think you would develop an interest in talking to you friends (by phone or email, not in person of course) about how long the SAR-CoV 2 virus can live on surfaces in your home? Well, here we are. Memorising and learning our science lesson for this day. Each day, adding a bit of knowledge.


Or instead, perhaps abandon all these isolation measures and just let the virus make everybody sick and be over and done with it? Like the Netherlands and United Kingdom have embarked on?  I'm not enough of an epidemiologist to answer that usefully. It would not be my next choice.


So here, I will try to provide updates each day of the growth factor rate. When it consistently gets below 1 to 1.5 standard deviations under values in recent days all this staying at home will have been worth it.

 

N'oubliez pas notre petit Questionnaire.

13 questions, 6 minute max sur l'effet de ceci sur nos vies >>>>>>>>

 

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24/03/2020
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